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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 22:04

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Résumé :

 

La pitié et la faiblesse n'ont pas leur place dans les steppes d'Asie centrale. Lorsque Yesugei, khan de la tribu des Loups, meurt sous les coups des Tatars, ses anciens compagnons en profitent pour prendre le pouvoir. À onze ans, Temüdjin est bien trop jeune pour s'opposer à ce coup de force. Impuissant, le second fils de Yesugei est abandonné avec sa famille à la merci des bêtes sauvages et du vent glacé, livré à une mort certaine. Mais c'est ainsi que se forgent les destins. Et celui de Temüdjin, hors du commun, est de devenir le plus grand conquérant mongol, le prodigieux Gengis Khan...

 

Mon avis :

 

C’est avant tout la couverture qui m’a tapé à l’œil et ensuite le résumé a fini de me convaincre. « L’épopée de Gengis Khan »… Je ne savais rien de cet homme et de son peuple ! J’avais vérifié que le livre n’était pas que du bla-bla historique : rien de plus barbant même si j’aime l’Histoire. Heureusement, ce n’était pas le cas, tout est romancé. Ce livre sentait l’aventure… et je l’ai embarqué !

 

Si je n’avais pas d’attrait particulier pour la société Mongole et que je n’en savais rien, c’est à présent l’inverse : je suis vraiment admiratif de ces hommes et de ces femmes qui ont des valeurs qui seraient bien utiles actuellement !! Je ne dirais pas être devenu un expert sur ce peuple mais j’ai énormément appris avec cette trilogie (environ 3 x 500 pages) sans qu’elle soit ni rébarbative ni descriptive. Cette histoire fait partie de celle qui pourrait être racontée par un compteur autour d’un feu ! Après avoir eu fini l’histoire, j’ai ressenti un grand vide : on évolue avec les personnages, on ressent leurs émotions et on partage leurs joies tellement l’histoire est prenante  et quand l’histoire est finie, on regrette de quitter ce monde! Malheureusement tout a une fin…

 

L’histoire du peuple Mongole est passionnante à la base mais elle est rendue ici accessible à tous et est intrigante. Elle nous fascine dès les premières pages tournées, on boit les détails qui nous aident à nous représenter ce peuple sur lequel nos manuels d’Histoire européen ont fait l’impasse… à tord !!

 

Difficile de parler de ce peuple sans parler de Gengis Khan (se prononce : Chenchis Han). On commence l’histoire quand il n’est qu’un enfant et on le suivra partout, de la misère à la gloire en s’appropriant le peuple mongole comme si on en faisait partie. On se fait aux différents aspects de leur vie (religions, coutumes, intérêts, richesses, savoir, mode de pensée, sens de l’honneur,….) et on suit ses évolutions à mesure qu’il absorbe au fil de conquêtes des éléments d’autres cultures ! On découvre véritablement le monde asiatique à cette époque. Bien entendu, les fans de tactique militaire trouveront ici leur bonheur, les Mongoles étant des adversaires terribles ! Si je devrais retenir autre chose de ce peuple, autre que ses capacités militaires sans égal pour cette époque, je garderai le souvenir de leur charisme (ils sont tout sauf des moutons !!!) qui les rend énigmatique mais surtout leurs valeurs et leurs priorités : avant les liens du sang et l’amitié, ils prendront la capacité : Gengis choisit ces généraux non parce qu’ils sont de sa famille mais parce qu’ils ont des capacités et des qualités. C’est à l’image de cet exemple que fonctionne la société des plaines.

 

Mais revenons à Gengis ! Comme on débute avec lui enfant, le lecteur qui est proche de lui ne sait difficilement lui vouer autre chose qu’admiration. Au fil du temps, il devient de grand Khan et perd un peu de son  « humanité » à cause de ce rôle qui lui va comme un gant mais qui le change malgré tout. Avec l’âge qu’il prend, le lecteur saura moins de choses de lui, il ne verra plus que ces décisions et plus le pourquoi de ses pensées… Ses actions seront peut - être plus sujet à la critique, mais ça c’est à vous de voir ! Une des particularités de ce peuple (que l’on voit surtout avec Gengis) est qu’il ne montre quasi pas leurs sentiments, si ce n’est la colère. Alors quand il laisse paraitre un brin de ce sentiment (amical, amour paternel,…) il n’en est que d’autant plus précieux et émouvant !! Ces moments sont comme une lumière dans l’obscurité de leur cœur…

 

L’auteur a fait un excellent travail, je serai tenté de croire qu’il s’est rendu sur place pour pouvoir nous rendre si fidèlement le cadre ! Avec ses sources sur lesquelles il s’est basées pour écrire cette histoire, ont peut lui accorder tout le mérite d’avoir créé des dialogues « personnalisés », à l’image des personnages : ils ne sont ni fade ni impersonnel. Bien entendu, l’auteur a dû modifier un peu la réalité historique pour qu’elle puisse devenir une romance plus abordable et il explique ses modifications à la fin de chaque livre avec d’autres notes sur des événements non cités ou des anecdotes ! C’est très bien pensé et très utile : cela donne une dimension très « professionnel » au livre et accrédite l’histoire.

 

J’ai aussi trouvé qu’une chose, une « leçon » ressort plus que tout autre dans ces romans : la souffrance d’autrui. Quand la douleur est chez l’ennemi, elle parait moins terrible que si elle nous affecte pour des actes comparables : quand les mongoles rasent une ville Jin et égorgent tous ces habitants, c’est moins terrible que quand le camp mongole est attaqué par les soldats du shah…

 

Bref, ces livres vous feront découvrir un monde passionnant et chamboulant, vous allez parcourir ces pages comme l’armée mongole parcourait les steppes : avec envie ! On vit à travers Gengis l’évolution d’un enfant jusqu'à ce qu’il soit homme ! C’est une aventure comme il y en a peu, incontournable ! Et nul n’est besoin d être fan d’histoire pour lire cette merveille !

 

A lire, jusqu’au bout de la nuit !

 

Passage du livre :

 

« Yesugei ne se retourna pas en passant devant les derniers cavaliers du camp. Son cœur saignait de laisser son précieux fils aux mains de mauviettes comme Enq, mais accorder ne fût-ce que quelques mots de réconfort à Temüdjin aurait permis à ces gringalets de triompher. Lorsqu’il se retrouva seul dans la plaine et que le camp fût loin derrière lui, il eut un de ces rares sourires. Temüdjin avait de la férocité en lui, peut-être plus que n’importe quel autre de ses fils. Là où Bekter se serait réfugié dans une humeur maussade, Temüdjin surprendrait peut-être ceux qui pensaient pouvoir tourmenter à leur guise un fils de khan. D’une façon ou d’une autre, le garçon survivrait à cette année et les Loups en profiteraient. Yesugei repensa aux troupeaux de bêtes grasses qui paissaient autour des tentes de la tribu de sa femme. Il n’avait décelé aucune véritable faiblesse dans les défenses des Olkhunuts, mais si l’hiver était rude, il pourrait bien un jour faire irruption dans leur camp, cette fois avec des guerriers. Son humeur s’éclaira lorsqu’il imagina Enq fuyant devant ses cavaliers. Finis les sourires et les regards matois.

 

Du talon, le khan mit son cheval au grand trot, l’esprit agréablement envahi de visions d’incendies et de hurlements. »

 

Tome 1 « Le Loup des plaines », page 96.

 

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